Édifice

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Historique

Selon le mémoire de R. Servais :

Le 21 juin 1872, Édouard et Théophile Delmotte signent le contrat de construction d'un nouvel orgue à établir sur la tribune de l'église. C'est, semble-t-il, le premier instrument qu'ils entreprennent après la séparation d'avec leur frère Constantin. Voici la composition de cet orgue :

 
I - Grand Orgue II - Récit expressif Pédale
Bourdon 16 Bourdon 8 Sans jeux propres
Montre 8 Gambe 8  
Salicional 8 (place vacante) Voix céleste 8 (place vacante)  
Bourdon 8 Flûte harmonique 4 (place vacante)  
Prestant 4 Octavin harmonique 2  
Doublette 2 Basson et Hautbois 8  
Cornet V    
Trompette 8    
Clairon 4 (place vacante)    

Sommiers mécaniques à registres. Claviers de 56 notes, pédale de 17 notes. Accouplement II/ I, Tirasse I, Tirasse II, Appel combinaisons GO, appel combinaisons R, trémolo, expression.

Cet orgue coûta 8000 Fr., dont 600 Fr. pour le buffet "en sapin tout simple, style ogival sans sculptures" réalisé par Buisine, de Lille. Inauguration le 4 décembre 1873. Suivant les termes du contrat, l'orgue est entretenu par abonnement (40 Fr/an pour deux visites) de 1874 à 1913.

Le 23 octobre 1897, les facteurs tournaisiens entreprennent le nettoyage, le relevage et la réharmonisation de l'orgue. Ils placent également le jeu de voix céleste au récit, le tout pour 950 Fr. En août 1904, Maurice Delmotte propose de compléter l'instrument en y adjoignant deux jeux de pédale par transmission.

En 1940, l'orgue est endommagé par un obus. Remise en état par Grammet, financée par les dommages de guerre.

En 1949, Jean Cau visite l'instrument et fait les constatations suivantes :

  • un nazard 2 2/3 a pris la place du clairon initialement prévu ;
  • le bourdon est incomplet ;
  • une flûte harmonique a été ajoutée au GO (extension pneumatique par des prises d'air au bout des gravures de la laye des anches) ;
  • le cornet a été réduit à deux rangs (2 et 1 3/5) ;
  • la flûte harmonique 4 du récit est présente ;
  • l'orgue n'a plus de régulateur et la pression d'air est celle en sortie de soufflerie ;
  • le toucher est devenu extrêmement dur, du fait aussi de la tension exagérée des ressorts pour éviter d'avoir à remplacer les peaux des soupapes ;
  • pédale pneumatique "câblée" avec des tuyaux de caoutchouc ;
  • panneaux latéraux fracassés.

Jean Cau établit un devis de restauration (25.1.1949) qui prévoit, notamment, le complément du cornet avec des tuyaux en étain à 40%, la suppression de la flûte harmonique et la réfection de la pédale pneumatique avec des techniques plus orthodoxes (membranes en peau au lieu du papier, tuyaux en plomb au lieu du caoutchouc). Les travaux seraient confiés à Jean Pascal, pour une somme de 232 000 F HT.

L'orgue serait, à ce jour, bien conservé dans un état proche de celui laissé par Jean Pascal.

Sources

Mémoire R. Servais sur la manufacture Delmotte.

Fonds Jean Cau (cote 123J5) des Archives Départementales du Nord.

 

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