Édifice

Réservé

Historique

(pour l'orgue actuel, se reporter à l'inventaire des orgues du Nord)

Orgue Merklin-Schütze

Ce qui suit est tiré du rapport d'expertise (dactylographié) rédigé par Jean Lapresté le 19 août 1951.

L'orgue de l'église St Éloi de Hazebrouck a été construit par la manufacture Daublaine et Callinet, Merklin-Schütze Sté anonyme successeur, au début du 19° siècle [sic]
C'était un instrument important qui comptait 35 jeux réels et 3 registres par extension répartis sur trois claviers manuels de 54 notes pour le G.O. et le positif, et 42 notes pour le récit, et un clavier de pédales de 27 notes. Le système de transmission était mécanique avec une machine pneumatique. La nomenclature des jeux était la suivante :
 
 Hazebrouck, St Éloi - Merklin-Schütze - composition avant 1940
 I - Positif  II - Grand Orgue        III - Récit       Pédale     
 Bourdon 8  Bourdon 16  Bourdon 8  Flûte 16
 Salicional (Si b 1) 8  Montre 8  Dulciane 8  Soubasse 16 (a)     
 Voix angélique (Ut 3) 8       Bourdon 8 (b)  Voix céleste 8  Flûte 8
 Prestant 4  Flûte 8  Flûte 4  Bombarde 16     
 Flûte 4  Gambe 8  Quinte 2 2/3  Trompette 8
 Quinte 2 2/3  Prestant 4  Cor anglais 16  
 Doublette 2  Quinte 2 2/3  Trompette 8  
 Hautbois 8  Doublette 2  Voix humaine 8       
   Cornet V (ut 3)    
   Plein-jeu IV-V    
   Euphone 8    
   Bombarde 16    
   Trompette 8    
   Clairon 4    

(a) du Bourdon 16 GO ; (b) deux premières octaves empruntées au bourdon 16

Le tout était enfermé dans un élégant buffet en chêne sculpté dans le style du 18° siècle avec quatre tourelles et trois plate-faces, orné d'anges musiciens, de pots de fleurs qui couronnaient les tourelles. Tout cela formait un bel ensemble, tant décoratif qu'instrumental, que la paroisse conservait avec un soin jaloux en consentant chaque année une somme pour l'entretien. L'orgue était donc parvenu jusqu'en 1939 dans un bon état de conservation.
Le 14 novembre 1940, au cours des bombardements qui éprouvèrent si durement la ville, l'église St Éloi fut sévèrement touchée. La flèche s'effondrait, écrasant l'orgue en partie ; le bâtiment présentait plusieurs brèches laissant pénétrer les intempéries à l'intérieur ; la toiture fut en partie soufflée et les vitraux furent presque tous pulvérisés.

Sources

Fonds Jean Cau (cote 123J5) des Archives Départementales du Nord